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La névralgie d’Arnold

Un diagnostic parfois trop facile, un traitement pas si simple...


Dr Maurice Bensignor, Clinique Viaud, Nantes 


Il est des diagnostics qui plaisent plus que d’autres aux patients. La «névralgie d’Arnold» est de ceux-là. 
Poser un diagnostic de “névralgie d'Arnold” ou “d'arthrose cervicale” est évidemment plus facile et plus rassurant. Ce dernier implique une inexorable fatalité : “vous souffrez, c'est normal : c'est de l'arthrose et il n'y a rien à faire !”.

Le diagnostic de “névralgie” peut être à l'origine d'un emballement iatrogène aboutissant éventuellement à une cascade de gestes inutiles et parfois dangereux ( manipulations, “ostéopathie”, infiltrations, chirurgie...)
Aucun n'apportera une solution durable, et chacun est susceptible de laisser une séquelle organique, aggravant la souffrance du patient. 


Pour mémoire 
1 • La douleur survient dans les suites d’un traumatisme une fois sur deux ; il  faut donc interroger soigneusement son patient. 
2 • La grande majorité des névralgies d’Arnold est due à un "dérangement intervertébral mineur" ou un syndrome myofascial. 
3 • La physiopathologie des syndromes myofasciaux chroniques demeure assez obscure. L’hygiène rachidienne est souvent en cause avec la répétition de positions et de mouvements inadéquats. 
4 • La névralgie d’Arnold est souvent à l’origine d’une cascade iatrogène parfois dangereuse, pouvant aboutir à un syndrome douloureux chronique
     (douleur > 6 mois).